commerce équitable solidaire local

nos collectifs

L’Association romande des Magasins du Monde (ASRO), réunit 35 Magasins du Monde (MdM) qui sont répartis dans toute la Suisse Romande et travaille depuis 50 ans sur la question d’un commerce équitable de la filière intégrée. L’ASRO et les Magasins du Monde sont un espace d’engagement citoyen et participent au projet d’une économie sociale et solidaire.

Swiss Fair Trade : Swiss Fair Trade est l’organisation faîtière des organisations du commerce équitable en Suisse. L’association a été fondée en octobre 2007, poursuivant ainsi l’activité du Forum suisse pour le commerce équitable. La mission de Swiss Fair Trade est la promotion du commerce équitable en Suisse, le renforcement de ses structures et l’établissement d’exigence et de normes exigeantes en la matière.

Uniterre est une organisation paysanne indépendante qui s’engage depuis 1951 pour des prix justes et des filières transparentes, la souveraineté alimentaire et l’agroécologie, la mise en œuvre de la Déclaration des droits des paysan.ne.s, sortir la production agricole des traités de libre-échange et faciliter l’accès à la terre, en particulier pour les femmes et les jeunes

La Fédération Romande d’Agriculture Contractuelle de Proximité (FRACP) est le réseau qui réunit, depuis plus de 15 ans, les initiatives de paniers contractuels pour une agriculture locale, écologique, sociale, solidaire et à taille humaine pour assurer la souveraineté alimentaire.

Le Collectif B.R.E.A.D (Bâtir de la capacité, Réparer, Equité, Agroécologie, Dignité) a été lancé en tant que collectif de réflexion et d’action travaillant pour l’équité dans les systèmes alimentaires. Son objectif est de donner aux gens les moyens d’agir pour transformer leurs systèmes alimentaires. Il effectue, notamment, une veille stratégique sur les modes d’action innovants. C’est ce collectif qui assure la coordination du projet.

Présentation du projet

Face au constat des inégalités croissantes des systèmes alimentaires,  l’idée d’un commerce de produits équitables cultivés par des agriculteur·tricelocaux prend de plus en plus d’ampleur. En vue des difficultés du monde paysan européen, de nombreuses initiatives ont vu le jour en France, en Italie et en Belgique pour appliquer les principes du commerce équitable à des initiatives locales, par la mise en place de labels ou de nouveaux textes de loi. En effet, le commerce équitable local a été clairement identifié comme étant un moyen pour accompagner la transition agroécologique à nos latitudes. En Suisse aussi la situation des paysan·nes n’a cessé de se détériorer. C’est pourquoi notre groupe de travail réfléchit, depuis septembre 2021, à l’implémentation de cette notion dans notre contexte local et aux priorités et aux leviers à mobiliser pour soutenir la transition du système alimentaire. Pour nous, il est important de mettre l’accent sur le “faire ensemble” en nous basant sur les dénominateurs communs partagés par les acteur·trices engagé·es du système alimentaire. Pour avancer de manière très concrètenous avons donc décidé d’organiser une journée de travail d’expert·es, en octobre 2023, à Genève.

Pour préparer cette journée, nous interviewons, en amont, les acteur·trices engagé·es, afin de saisir les valeurs et critères qu’ils portent et leurs priorités d’actions. Nous synthétisons ces informations dans un premier document qui servira de base de discussion lors de la journée de travail. Grâce à la méthodologie choisie, nous allons pouvoir identifier les freins et accélérateurs de changement qui ralentirait ou accélérerait les impacts que cette innovation peut avoir sur les différentes dimensions de la durabilité du système alimentaire, et par conséquent, définir la stratégie d’action adéquate. 

Dans toute la littérature scientifique sur la durabilité des systèmes alimentaires, le rôle des villes est reconnu comme primordial. Comme la ville de Genève est une ville engagée et ambitieuse sur les questions climatiques et alimentaires, elle nous parait être un partenaire idéal pour prendre un rôle pionnier en soutenant l’organisation de cette journée et participer, ainsi, à la création d’un nouveau mouvement pour un commerce équitable local, qui participera à améliorer la durabilité et l’accessibilité du système alimentaire. Par ailleurs, soutenir ce projet sera aussi une manière de tester cette méthodologie, qui pourra, ensuite, être appliquée à d’autres innovations dans le domaine alimentaire.

Méthodologie

Nous avons décidé d’utiliser la méthodologie URBAL[1], développée par des chercheurs de l’Université de Montpellier.

En effet, « URBAL est une méthode qui s’intéresse aux impacts des activités que les innovations sociales œuvrant pour une alimentation plus durable mettent en place. Afin d’accompagner la transition vers des systèmes alimentaires plus durables, URBAL propose un processus d’évaluation qualitative en trois étapes basé sur la notion de chemin d’impact. URBAL s’appuie sur une démarche participative à laquelle la diversité des acteurs concernés, y compris les consommateurs, usagers ou bénéficiaires, est associée pour apporter leur connaissance et leur expérience des impacts multidimensionnels sur la durabilité. URBAL soutient les acteurs de l’innovation dans la conduite, la gestion, le développement, l’amélioration, la promotion et le changement d’échelle de l’innovation, ainsi que les bailleurs et les acteurs publics dans le processus de décision. URBAL peut également servir à préparer une évaluation quantitative des impacts, en contribuant à identifier les indicateurs à privilégier. »

Cette phase de notre projet se décline donc en trois étapes :

  • Des réunions du comité de pilotage, l’identification d’acteurs pertinents et la rédaction d’une première version d’une déclaration de commerce équitable local,
  • Une journée de travail de type World Café[2], qui réunira des acteur·tricespécialisés dans le commerce équitable, l’agroécologie et l’équité du système alimentaire,
  • L’analyse des résultats et la rédaction de comptes-rendus et d’une version amendée de la déclaration qui seront ensuite diffusés largement. 

Notre groupe de travail entamera ensuite la prochaine phase du projet, à savoir le déploiement d’une stratégie d’action, telle que discutée avec les participant·es du world café.

Cadre temporel du projet

Depuis octobre 2021  Réunions mensuelles du comité de pilotage
Janvier à juin 2023  Identification et interviews des acteur·trices pertinents pour faire ressortir les valeurs et critères qu’ils portent et rédaction d’une version préliminaire d’une déclaration commune dans le cadre d’un stage en socio-économie de Lilian Schibli, encadré par Lara Baranzini de l’ASRO
Juin à octobre 2023  Préparation et organisation du world-café
Octobre 2023 Journée de travail d’experts dans le cadre des Journées de l’Agroécologie
Après octobre 2023  Rédaction de comptes-rendus et d’une première version d’une stratégie d’action
Evénement de diffusion
Septembre 2023 Participation aux rencontres internationales des Fair Trade Towns à Vaduz et présentation de notre travail.

L'équipe du projet

Lara Baranzini

Lara Baranzini après avoir passé 12 ans à la Chambre d’Economie Sociale et Solidaire, en tant que responsable du pôle développement et promotion de l’économie sociale et solidaire, cheffe de projet pour l’étude statistique de 2015 sur les organisations et les entreprises de l’ESS et responsable de projet « Critères ESS »: élaboration et validation des critères dans un contexte participatif, conception d’un outil de vérification des critères, suivi de la mise en place. Lara a rejoint l’ASRO en tant que coordinatrice et porte-parole.

Alberto Silva

Alberto Silva est en charge des chaînes de valeur agricoles, de la coordination du bureau, du Groupe interparlementaire souveraineté alimentaire et des campagnes pour Uniterre.

Gérald Progin

Gérald Progin :  retraité. Bénévole, actif depuis de très nombreuses années dans le champ du commerce équitable et plus largement dans celui des relations Nord-Sud tant au sein des Magasins du Monde qu’à celui de la Fédération vaudoise de coopération (Fedevaco). A l’Association romande des Magasins du Monde, il est membre de la commission d’animation et à la Fedevaco, co-président de la commission d’information.

Sophie de Rivaz

Sophie de Rivaz : politologue spécialisée en économie alternative et développement durable, collaboratrice de l’œuvre d’entraide Action de Carême depuis sept ans. Elle y est en charge des dossiers « commerce équitable, durabilité et transition » et représente l’organisation au sein du comité de Swiss Fair Trade, la faîtière du commerce équitable en Suisse.

Lilian Schibli

Lilian Schibli : stagiaire et étudiante de Master en socio-économie, elle est chargé de contacter des groupes à intégrer dans le projet du commerce équitable local, ainsi qu’à élaborer des critères pour une éventuelle charte / déclaration. 

Gaëlle Bigler

Gaëlle Bigler

Coordinatrice / rapporteure du projet

Gaëlle Bigler s’'intéresse à la création de consensus dans les processus complexes et à une agriculture durable qui rémunère équitablement les producteur.rice.s tout en étant accessible au plus grand nombre. Elle a une longue expérience dans la gestion de projets, la médiation scientifique et la recherche-action sur le thème des systèmes alimentaires durables. 

Le commerce équitable local en Suisse

Retrouvez notre synthèse dans notre document pdf 

Le commerce équitable local en Suisse

Qu'est-ce que le commerce équitable ?

Pour comprendre à quoi un commerce équitable (CE) local pourrait ressembler, il est important de bien comprendre la définition et les dynamiques internes du CE Nord-Sud. La Charte internationale du CE1, propose la définition suivante : le CE est « un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect visant à garantir une plus grande équité dans le commerce international. Il contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs et aux travailleurs marginalisés, particulièrement dans les pays en développement, tout en sécurisant leurs droits. »

pdf Qu’est-ce que le commerce équitable ?

Le CE Local ou CE Nord, exemples européens

Qu’entend-on par « commerce équitable local » ou « commerce équitable Nord-Nord » ? Pour le savoir, nous avons opté pour nous pencher sur diverses initiatives lancées par les actrices et acteurs historiques du commerce équitable Nord-Sud, notamment les deux faîtières que sont la WFTO et Fairtrade International ainsi que quelques organismes dans trois pays européens, à savoir la France, l’Italie et la Belgique. Nous regarderons ensuite les points de convergences et de divergences des approches.

1. L’approche des faitières

2. Exemples en France – Belgique – Italie

3. Les points en commun

4. Les débats qui restent ouverts

autres notions & définitions

Agroécologie

L’agroécologie est à la fois une science, un ensemble de pratiques agricoles durables et un mouvement social luttant pour la souveraineté alimentaire. Ayant connu un grand essor au cours des dernières décennies, elle ne se borne pas aux champs et aux exploitations agricoles, mais s’étend à l’ensemble du système alimentaire, du champ à l’assiette, en passant par chaque maillon de la chaîne de production.

C’est aux personnes, et non à des entreprises ou aux États signataires d’accords commerciaux, que doit revenir le droit de choisir les méthodes de production, les terres à cultiver et les aliments à consommer. Si elle ne peut pas empêcher le réchauffement planétaire, l’agroécologie peut du moins montrer aux paysannes et paysans les moyens dont ils disposent pour s’adapter à ses effets.

Quatre dimensions en interaction

La dimension écologique de l’agroécologie est essentielle : la préservation de la fertilité des sols, la lutte contre l’érosion et la promotion de la biodiversité en sont les piliers. Par ailleurs, l’agroécologie remplace les pesticides et les engrais synthétiques extrêmement toxiques par des méthodes respectueuses de l’environnement et privilégie délibérément les semences locales afin de mieux se prémunir contre les variations du climat.

L’agroécologie a aussi une dimension sociale : elle valorise les savoirs traditionnels, essentiels à la pratique d’une agriculture équitable et souveraine. Elle attache également beaucoup d’importance aux groupes de solidarité et à la formation des femmes, indispensables au renforcement de la communauté. Les femmes jouent d’ailleurs un rôle central dans l’agriculture et l’alimentation : elles effectuent une grande partie des travaux des champs, conservent et multiplient les semences paysannes, préparent les repas et vendent les récoltes sur le marché.

La dimension économique de l’agroécologie, donnant la priorité aux produits régionaux et de saison, se traduit par un renforcement des circuits locaux : les aliments sont produits pour le marché local ; les semences ainsi que les engrais et les produits phytosanitaires écologiques sont également fabriqués sur place. L’approche agroécologique met délibérément l’accent sur des produits variés et pouvant être récoltés si possible toute l’année, afin que les familles puissent diversifier leurs sources de revenus.

Enfin, la dimension politique fait référence à la participation aux processus politiques des producteurs et productrices et des salarié·e·s des secteurs agricole et agroalimentaire, un droit inscrit en 2018 dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales qui leur permet de concrétiser la souveraineté alimentaire, le droit à l’alimentation et le contrôle de leurs terres et de leurs semences.

Changer de modèle

L’agriculture est à la fois une des premières causes du réchauffement climatique et l’une de ses principales victimes. Un changement de cap s’impose. Au lieu de verser des subventions directes et indirectes à l’agriculture industrielle, un mode de production aux antipodes de la durabilité, il serait plus sensé de réduire massivement le recours aux engrais chimiques et aux pesticides. Il est également urgent de passer à un modèle de petites exploitations agricoles diversifiées qui garantit l’accès à la terre, notamment pour les femmes dans les pays de l’hémisphère Sud.

Un changement de paradigme auquel œuvrent les organisations partenaires d’Action de Carême en Asie, en Afrique et en Amérique latine en s’engageant, tant sur le plan pratique que politique, pour la consolidation et la diffusion des approches agroécologiques. Concrètement, elles promeuvent l’accès aux ressources telles que la terre, les semences ou l’eau et exigent que la sécurité des personnes qui militent pour les droits des paysannes et paysans soit garantie.

Source : Christa Sutter, responsable du dossier Agroécologie à Action de Carême ; https://actiondecareme.ch/une-science-doublee-dun-mouvement-social/

L’agriculture paysanne

L’agriculture paysanne représente la seule alternative viable au système agricole et alimentaire actuel, industrialisé, mécanisé et destructeur de l’environnement et des emplois, fondé sur la recherche de profits pour une poignée d’entreprises. L’agriculture paysanne prend en compte les dimensions sociale, économique et écologique de la production agricole.

Selon la Confédération Paysanne (l’équivalent d’Uniterre en France et également membre de La Via Campesina), l’agriculture paysanne s’articule autour de quatre points :

  • La souveraineté alimentaire, qui doit garantir à chaque pays de produire pour nourrir sa population avec des produits locaux et de qualité ;

  • La maitrise de la répartition, permettant aux paysan·nes, ici et dans les pays du Sud, de participer au développement local, avec une répartition juste et équitable des richesses ;

  • Le droit au revenu : chaque paysan·ne doit percevoir un revenu décent, issu de la vente de sa production. Les prix doivent prendre en compte les coûts de production ;

  • Le respect de l’environnement, qui doit permettre l’utilisation démocratique des ressources naturelles, en premier lieu l’eau, dans le but de garantir une planète vivante et vivable pour nous, mais également pour les générations à venir.

L’agriculture paysanne se base sur les 10 principes politiques suivants :

  • Répartition des volumes de production, permettant au plus grand nombre d’accéder au métier d’agriculteur·rice et d’en vivre décemment ;

  • Solidarité avec les paysan·nes des autres régions du monde ;

  • Respect de l’environnement, partant du principe « on n’hérite pas la terre de nos parents, on l’emprunte à nos enfants »

  • Valorisation des ressources abondantes et économie des ressources naturelles rares ;

  • Recherche de transparence dans les activités d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles ;

  • Bonne qualité gustative et sanitaire des produits ;

  • Augmentation de l’autonomie dans le fonctionnement des domaines agricoles ;

  • Partenariats avec d’autres acteurs du monde rural pour développer une économie local ;

  • Diversité des population animales élevées et des variétés végétales cultivées ;

  • Raisonnement à long terme et de manière globale.

Mais pour qu’une agriculture paysanne, diversifiée, résiliente et créatrice d’emplois dans des campagnes vivantes puisse se maintenir et se développer, il est essentiel d’envisager une politique qui la soutienne.

La souveraineté alimentaire

La souveraineté alimentaire est indissociable du droit à l’alimentation. Ce concept politique concret a été élaboré dès 1995 par La Via Campesina.

Ce mouvement paysan international en donne la définition suivante : « la souveraineté alimentaire est le DROIT des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée produite par des méthodes écologiquement rationnelles et durables, ainsi que leur droit de définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. Elle donne la priorité aux économies et aux marchés locaux et nationaux et renforce l’agriculture dirigée par les paysans et les agriculteurs familiaux, la pêche artisanale, le pâturage dirigé par les pasteurs et la production, la distribution et la consommation alimentaires basées sur la durabilité environnementale, sociale et économique. La souveraineté alimentaire implique par ailleurs de nouvelles relations sociales sans oppression ni inégalité entre les hommes et les femmes, les peuples, les groupes raciaux, les classes sociales et les générations. »1

La souveraineté alimentaire est donc une stratégie de résistance au néolibéralisme et au capitalisme de libre marché, destructeur de l’environnement et des personnes qui nourrissent véritablement le monde (70% de la nourriture mondiale est produite par la paysannerie). Il s’agit de démanteler le système agricole et alimentaire industriel actuel, qui ne produit pas de la nourriture mais des bénéfices énormes pour une poignées d’entreprises, en faisant disparaître celles et ceux qui nous nourrissent, avec le consentement complice des États.

La souveraineté alimentaire se base sur la coopération et est l’antithèse des politiques de spéculation internationale et des traités de libre-échange. Elle cherche plutôt à renforcer les marchés locaux, répondant aux besoins réels de la collectivité, au lieu de gonfler des intérêts privés. Il s’agit donc d’un espace politique pour développer des systèmes agricoles et alimentaires démocratiques, garantissant à la population un accès à une nourriture saine et locale et des revenus décents à la paysannerie, dans le but de garantir un avenir juste et durable.

 

1D’après la déclaration de Nyéléni, adoptée en 2007 par La Via Campesina : https://nyeleni.org/IMG/pdf/declarationfinalmars.pdf

L’économie sociale et solidaire

L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) regroupe une multitude d’initiatives économiques actives dans différents secteurs utiles à une société durable. Résultant d’initiatives citoyennes, on trouvera autant de définitions de l’ESS que de pays et de cultures. Quelques caractéristiques communes permettent néanmoins de définir ce secteur économique.

Il s’agit d’un secteur économique :

  • privé (indépendante de l’État)

  • à but non lucratif ou à lucrativité limitée

  • géré de façon démocratique

  • au service de l’intérêt collectif.

Les acteurs.trices qui le composent partagent une série de principes et de valeurs qui mettent l’humain et l’environnement au centre de leurs préoccupations et non pas la maximisation du profit.

L’ESS représente environ 10% de l’activité économique en France et en Suisse.

Plusieurs pays ont une loi sur l’ESS. Pour ne citer que quelques exemples de législations nationales qui en reconnaissent l’existence: la France, dès 2014, le Portugal en 2013, l’Espagne en 2011.

En Suisse, il n’y a pas de reconnaissance formelle de l’ESS. Par contre, des Chambres de l’ESS cantonales existent à Genève, Vaud et dans la région Jura-Neuchâtel-Jura-bernois. Au niveau fédéral, il y a SENS (https://sens-suisse.ch/fr/), une plateforme nationale qui représente les entreprises suisses dont l’action est axée sur l’impact.

Pour en savoir plus :

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